samedi 14 mars 2015

Ta - DAM , un weekend à Amsterdam

Amsterdam est une ville magnifique et qui mérite d'être visitée. Onze ans après ma première visite j'ai été tout aussi éblouie qu'au premier jour.

Je vous propose de suivre ma petite visite à travers la ville. Avec des vues, un look, et quelques resto adresses ...

Amsterdam c'est d'abord une toute petite ville des Pays-Bas, le pays le plus plat au monde, dont une partie est même sous le niveau de la mer (d'où l'invention néerlandaise du polder).
Alors une petite ville plate est forcement devenue un spot à cycliste. Depuis plus de dix ans, avant même que qui que ce soit ait imaginé le Velib', Amsterdam était déjà couverte de cyclistes. Au point de créer des garages à vélo de 5 étages, flottants dans le port. Les vélos sont partout. Il y a tant de pistes cyclables, à double sens d'ailleurs, qu'il n'y a parfois plus de trottoir pour les piétons. J'adore le vélo qui est le moyen de locomotion le plus rapide et le plus rentable en ville, mais aussi le plus écologique. Mais pourtant je suis devenue folle à force de tenter d'éviter ces cyclistes. Une véritable invasion. Finalement, les tramways ne sont pas si envahissants...

Impossible de faire une photo sans cycliste



Le grand point faire de la ville, c'est son architecture. Construite à hauteur de la mer, qu'elle borde, Amsterdam est sillonnée d'un réseau de canaux. L'eau enchevétrée de ponts ouvre un bout de nature au coeur de cette cité à l'air pur. On y trouve quelques petits bouts de paradis.




Comme toute bonne ville de bord de mer, ce n'est pas une région où l'on peut trouver de la pierre pour faire de grand immeubles hausmanniens. Les édifices, de toutes tailles, sont donc construits en briques, de différentes nuances, que je trouve absolument ravissantes à la fois par leur couleur et leur simplicité.


Ce sont le plus de petites maisons étriquées, alignées les unes contre les autres face à un canal.
C'est un pays du nord, la lumière y reste moins longtemps dans la journée, et elle est plus latérale qu'ici en France. La capter devient essentiel, d'où les grandes fenêtres. Les maisons sont donc conçues plus sur la hauteur que la largeur. On y trouve de petits escaliers étroits. Les maisons disposent donc de poulies fixées aux pignons de chaque façade, pour faire entrer le mobilier et faciliter l'entretiens du batiment. Cette poulie traditionnelle se conserve jusqu'à ajourd'hui. 





Elles ont le plus souvent une porte d'entrée en hauteur avec son petit escalier, pour se protéger d'une éventuelle crue, une grande fenêtre près de cette porte pour faire entrer la lumière, ce qui est d'ailleurs très surprenant car il s'agit en général de la pièce à vivre, et que les passants peuvent alors voir chez l'habitant comme s'ils y étaient, comme s'ils dinaient ensemble. Enfin, on trouve souvent une pièce en soupirail, qui sont aujourd'hui souvent devenues des boutiques originales. On peut d'ailleurs visiter la maison et atelier de Rembrandt, remeublée comme à l'époque.



La froide lumière du nord, que l'on retrouve sur ma rouquine préférée

Cette lumière typique, on la retrouve dans les tableaux de style flamands, voire les scènes de nuit éclairées à la bougie, que ce même Rembrandt a travaillé jusqu'à créé un style nouveau: le clair obscur.
Car Amsterdam est aussi une ville d'art. C'est facile à trouver : la plupart des musées se trouvent autour de Museumplein. Notamment le musée Van Gogh, à ne pas rater, et l'immense Rijksmuseum, dont l'ampleur et le billet d'entrée restent traumatisants. Il n'en vaut pas moins le détour. D'autant que les travaux de réféction, qui ont duré une dizaine d'années se terminent à peine.



 A mon premier voyage, j'avais pris l'habitude de passer ma matinée au Rijksmuseum (l'habitude oui car il a fallu deux ou trois longs matins pour en faire le tour) et de déjeuner chez le marchand de hot dog qui se tient juste devant. Ce jour là, je découvrais le hot dog. Le marchand est toujours là, mais nous avons préféré manger ailleurs.

Entre les musées et Vondelpark, nous avons déniché un restaurant de Bagels. Ce n'est pas très typique, mais on y trouve de très bons petits déjeunés, des jus de fruits frais, des repas abordables et un service très agréable.


Reste cette interrogation : pourquoi chaque commerce, chaque maison, a son propre banc ? Pourquoi placer autant de banc dans une ville où il fait si froid ?



Je ne vous conseillerai pas de coffee shop - la drogue c'est mal - mais jetez au moins un oeil à l'intérieur, certaines décoration valent vraiment le détour. Certains vont jusqu'à reproduire une forêt équatoriale avec des murs végétalisés et des plantes tombantes au plafond. J'ai préféré l'ambiance très rock mais moderne du Old Church.
Pour ce qui est du rapport à la "weed", il semble tout de même très différent de chez nous, sûrement grâce à la légalisation. Les coffee sont principalement fréquentés par des touristes. Les neerlandais qui s'y rendent sont majoritairement des adultes autour de 30-40 ans. Ces clients comme les plus jeunes s'y rendent pour prendre un café comme les français viennent s'asseoir aux terrasses. Ils ne fument pas de cigarettes mais ils partagent un joint, qu'ils ne finissent d'ailleurs pas assez souvent. C'est une relation au cannabis complètement différente de celle qu'on peut trouver à Paris, beaucoup plus maîtrisée, parce qu'elle est entièrement entrée dans la culture.



Parlons plutôt du bleu de Delft. Un objet typique de la région est la faïence de Delft, habituellement décorée de scène paysanne ou galantes, et surtout de motifs floraux, le tout de couleur bleue. On trouve carrelage, vaisselles, et surtout vases à tulipes qui proposent une ouverture pour chaque tulipe du bouquet.







Car les tulipes ont une place toute particulière aux Pays Bas. Importées de l'Empire Ottoman au XVIe siècle, elles y ont été vendu internationalement comme un bien rare, jusqu'à la crise des tulipes. Un siècle plus tard, le bulbe de tulipe est à la mode, et on le vend à un prix correspondant à sept fois le salaire d'un orfèvre. les gens spécule, jusqu'à explosion de ce qu'on l'on considère comme la première bulle spéculative de l'histoire. Quand la tulipe passe de mode, les commerçants perde énormément d'argent.
Aujourd'hui encore, le Vondelpark regorge de parterres de tulipes, et on peut en acheter des bulbes au marché aux fleurs, au bord des canaux. (transition subtile vers mon lookbook:) J'ai choisi ces merveilleux décors pour faire quelques imges du look d'un week end de visite :







Ville de bord de mer, ville de canaux... Ville de courants d'air ! J'ai d'abord opté pour le manteau en laine et la grosse écharpe (que vous avez déjà vus là et là). Il m'a fallu ajouter un headband tricoté pour me tenir chaud aux oreilles (que j'ai déjà évoqué par là).


En dessous, j'ai opté pour un total look American Vintage avec un pull en mail loose en mohair qui se plie à toute température, à la fois relax et habillé, parfait quand on n'emmène qu'un petit sac en voyage. Je l'ai assorti à une jupe cintrée froissée en coton gris perle naturel.



Et pour la marche comme pour le froid, rien ne vaut les grosses chaussettes calées dans mes boots préférées, des Doc Martens montantes (merci Nanou <3 pour les chaussures et la ballade !)





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