dimanche 10 janvier 2016

Encore un nouveau départ

Bonne année à tous !

On se retrouve enfin et un peu tardivement, j'en suis désolée, car j'ai préféré donner la priorité à mes examens de fin de semestre.


Justement, je n'en parle jamais d'habitude, mais cette nouvelle année et ces histoires de bonnes résolutions me donnent envie de vous parler de mes dilemmes personnels : Que vais-je donc faire de ma vie ?

Cette année, je n'ai aucune envie de me promettre de faire plus de sport, manger des légumes vapeurs et me coucher tôt. Je prend ce genre de résolution chaque semaine. Cette fois ci, j'aimerais enfin choisir ce que je veux faire.
Trouver sa route
Car non seulement je dois rendre bientôt un dossier complet sur mon futur métier, mais encore je ne supporte plus d'entendre tous les adultes accomplis de mon entourage me poser la question. Ca ne provoque chez moi qu'une immense vague d'angoisse accompagnée de l'envie de pleurer et de laisser ma mère décider.

Pour vous remettre dans le contexte, je suis en L3 de droit et je ne m'y plait pas suffisamment pour en faire mon métier, même si j'aime l'étudier. Non seulement je ne veux être ni juge, ni avocat, mais pas non plus un de ces milliers d'autres métiers du droit dont "les prophanes" (c'est-à-dire les non-juristes) ignorent l'existence.
Le second problème est que mon entourage semble persuadé que je peux faire absolument tout ce que je veux. Des barrières telles que "concours d'entrée", "prix affolant", ou encore "incompatibilité avec mon dossier" ne les effleure apparemment pas. Tandis que je restée allergique aux concours depuis que j'ai quitté l'entrepôt de Villepinte (6000 étudiants !!!), et que je suis convaincue de ma nullitude en matière d'entretiens de motivation. Non, je ne sais pas me vendre. 

Alors aujourd'hui, j'ai peur de tenter quoi que ce soit. Mais je le ferai s'il le faut, parce que je sais que "qui ne tente rien n'a rien", et que "la majorité de ceux qui n'ont pas réussi, c'est ceux qui n'ont pas essayé". Il parait aussi que "quand on veut, on peut". Mais qu'est-ce que je veux ??


A l'université (mais il semblerait que ce soit valable pour la plupart des structures) les étudiants sont laissés à l'abandon. Trouver un Master ? Débrouillez vous. Allez voir sur le site. Se réorienter ? Il parait que c'est possible. Allez dans les salons. Suis-je la seule à ne pas avoir cette petite demi-journée libre nécessaire pour aller visiter les salons étudiants ? Le métier de Conseiller d'orientation existe-t-il encore ? J'aimerais beaucoup en rencontrer un, l'attraper par le col et chanter "Where have you been all my life !"

Pour qu'enfin on me dise où je suis et où je peux aller. Et comment m'y prendre.
En quoi suis-je douée, objectivement ?
Finalement, j'ai surtout besoin d'être rassurée. Finalement je me sens encore complètement enfant. C'est effroyable la vitesse à laquelle on se ferme des portes. En choisissant sa filière d'étude au lycée, on joue déjà une énorme partie de son avenir. Même si rien n'est sans retour, changer de voie reste terriblement compliqué dans un pays aussi rigide et conventionnel que la France...

Les dés sont jetés pour moi, j'ai aussi joué APB et je suis au croisement suivant. On s'y sent seul. Et peut-être finalement qu'on commence à sentir ce qu'est "être adulte" en prenant ce genre de décision.
Etre adulte, je crois, ce serait faire des choix, seul, et en assumer entièrement les conséquences.
C'est terrifiant.
Ca me semble terrifiant de liberté

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